Discours du Maire, Yvan Lubraneski (seul le prononcé fait foi)
M. le Sous-Préfet de l’arrondissement de Palaiseau,
M. le Sénateur, cher Jean-Raymond,
Mesdames et Messieurs les élus des Molières, anciens et nouveaux,
Mesdames et Messieurs les représentants des Associations d’Anciens Combattants,
Messieurs les représentants de la brigade de Gendarmerie de Limours,
Messieurs les représentants des sapeurs-pompiers du Centre d’Incendie et de Secours de Limours, et chers membres des Jeunes Sapeurs-Pompiers,
Chers enfants du Conseil Municipal des Enfants des Molières,
Chers concitoyens et chers enfants des Molières,
Comme chaque année nous commémorons ici ensemble la victoire de 1945, à l’issue de la seconde guerre mondiale,
M. le Sous-Préfet, vous nous partagerez dans quelques minutes le message du gouvernement, rappelant les circonstances et les morts de cette guerre, les populations déportées et exterminées.
Depuis 2014, nous avons pris pour habitude ici de rappeler aussi le moment historique d’unité que cela a pu constituer, des gaullistes aux communistes, au sein du Conseil National de la Résistance.
Ainsi nous adressons une copie du programme du CNR chaque année aux jeunes majeurs du village.
Je leur confie volontiers cette œuvre inachevée, qui voulait préparer de meilleurs jours, des jours heureux.
Il s’agissait de promouvoir la solidarité et de contenir les effets de la loi du marché, lorsqu’elle touche à l’intérêt général.
Car nos aînés avaient déjà compris que l’argent n’était pas seulement le nerf de la guerre, il en était et il en est la cause essentielle.
L’argent et les pouvoirs corrompus exacerbent sur leur chemin les compétitions et les haines.
Haines religieuses, haines politiques, haines des pauvres sur des plus pauvres qu’eux, haines des riches sur des plus riches qu’eux, haines conjugables à l’infini et dans tous les sens !
Nous compromettons ainsi toujours notre capacité à vivre ensemble et à rechercher l’intérêt général.
Le programme du Conseil National de la Résistance, c’était un vrai projet de société, un récit national, qui nous manque tellement, à l’heure où nous réformons par petits bouts, sans coordination ni planification, sans associer toutes les forces vives de la Nation dans un travail collectif.
Nous voyons bien aujourd’hui comment la manipulation des uns contre les autres ressurgit et compromet notre avenir.
Dès lors, si nous devons avoir une responsabilité en tant qu’élu mais aussi en tant que citoyen, c’est celle de toujours promouvoir et mettre en œuvre la coopération.
Plus que jamais notre monde en a besoin.
Et le monde commence ici, au village, et je remercie avec émotion tous les habitants engagés dans nos espaces de discussion et d’action municipales.
Notre pouvoir d’agir est parfois immense, ne vous laissez endormir ni charmer par personne, croyez dans les choses concrètes, menez ensemble des combats et inventez ensemble des solutions. Rien ne tombe du ciel.
Car dans le ciel, entendez-vous le vol noir des corbeaux sur nos plaines ?
Mon frère, ma sœur, mon ami, entends-tu les cris sourds du pays qu’on enchaîne ? Il y a des pays où les gens au creux des lits font des rêves.
Ami, si tu tombes, un ami sort de l’ombre à ta place.
Alors, chantez compagnons, dans la nuit, la liberté nous écoute…
Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu’on enchaîne!…
Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines !…
Vive la coopération, l’humanité, la fraternité, la République et la France !
Message du Gouvernement, lu par M. le Sous-Préfet de l’Arrondissement de Palaiseau
Photos : Jean-Luc SER


















