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L’équipe municipale prévoit par ailleurs de prendre part au débat, ainsi que diverses initiatives prochainement.

Il s’agit pour la commune de chercher à coopérer avec les agriculteurs, et d’aider l’agriculture à se transformer, pas simplement de dénoncer les mauvaises pratiques.

Voici la motion adoptée en Conseil municipal le 23/09/2019 :

Accompagner l’agriculture et protéger les habitants, trouver des solutions locales

L’équipe municipale des Molières est consciente des risques que peuvent présenter certaines pratiques agricoles à courte distance des habitations, et d’une façon plus générale, pour la qualité de la terre et la biodiversité.

Le niveau actuel des informations semble insuffisant. Manifestement, l’ANSES n’a pas rendu à ce jour un avis éclairé à partir de l’ensemble des études réalisées ou en cours.

Le gouvernement consulte actuellement la population, avec une simple page web recueillant des commentaires invisibles pour l’usager. C’est un procédé bien minimal eu égard aux moyens déployés lors du Grand Débat National.
La commune des Molières a, malgré cette discrétion, trouvé et transmis le lien aux habitants pour les inviter à participer.

Sur cette page web, le ministère de l’agriculture expose la perspective d’un décret qui s’appuierait sur l’ANSES pour interdire l’usage de produits phyto-pharmaceutiques à 5 ou 10 mètres des habitations.

En dehors des présupposés hasardeux qui amèneraient l’Etat à ce genre de conclusion, chacun se doute que cela est impossible à mettre en œuvre en pratique pour un agriculteur. Des bandes de 5 ou 10 mètres les priveraient surtout d’une surface importante de leurs exploitations.

Les agriculteurs sont aujourd’hui, surtout pour les plus « petits » d’entre eux, soumis à des contraintes importantes dans le cadre de leur activité, laquelle, rappelons-le, est la base de l’activité humaine, par le travail de la terre nourricière.

Nous ne saurions prendre une décision qui serait interprétée par eux comme une contrainte de plus, par une réglementation s’ajoutant aux autres, sans recherche de dialogue ni de contrepartie.

Nous voulons par ailleurs que les habitants soient le mieux informés possible, à l’abri des idées préconçues, et en levant toute suspicion.

Nous voulons rappeler ici que nous aspirons à une agriculture saine et durable, et que celle-ci doit être l’oeuvre des agriculteurs eux-mêmes, accompagnés par les politiques publiques, à tous les niveaux.

Cette démarche coopérative et d’accompagnement, rien nous interdit aujourd’hui de chercher à la mettre en œuvre localement, par la mise en place d’un dialogue constructif, associant tous les acteurs.

C’est aujourd’hui dans cet esprit que nous souhaitons engager la commune, afin de créer les conditions d’une coopération avec les agriculteurs pour anticiper les réglementations et créer une zone concertée où chacun trouve son compte, intelligemment.

Cette démarche commencera dès cet automne, et chacun sera tenu informé des étapes et pourra s’y associer.